30ème édition du prix
de la réadaptation professionnelle

Version adaptée aux lecteurs d'écran, pour aveugles et malvoyants

 

Sommaire
1. Message du Directeur
2. Historique
3. Prix de la réadaptation 1980
4. Prix de la réadaptation 1990
5. Prix de la réadaptation 2004
6. Prix de l'employeur 2003
7. Prix de l'employeur 2009
8. Prix de la réadaptation 2009


1. Martin Kalbermatten, Directeur de l'Office AI du Valais
Dans le cadre de la 5ème révision, la réadaptation professionnelle de l'assurance-invalidité a été renforcée. Les offices AI ont aujourd'hui de nouveaux instruments à disposition, avec lesquels il est possible de mieux soutenir les personnes assurées. En ces temps difficiles sur le plan économique, il est important que les situations individuelles des personnes concernées bénéficient d'une prise en charge optimale.

La réadaptation professionnelle des personnes atteintes dans leur santé est justement au centre des préoccupations depuis les débuts de l'assurance-invalidité.

Pouvoir fêter cette année, dans le cadre de la foire du Valais, la 30ème édition de cette remise des prix, en est la meilleure démonstration. Avec la création de ce prix, les initiateurs d'il y a trente ans, ont démontré un esprit de pionniers. Ces dernières années, l'idée a été reprise et mise en oeuvre par d’autres cantons.

Pour l'Office cantonal AI du Valais, cette remise de prix est devenue un événement significatif, permettant de mettre en évidence les perspectives et les chances de la réadaptation professionnelle pour les personnes avec un handicap.

Au cours de toutes ces années, un nombre important de personnes avec différents problèmes de santé, des employeurs de différentes branches particulièrement engagés et des porteurs d'initiatives originales, ont pu être récompensés. Toutes ces expériences positives doivent nous encourager à continuer ensemble sur le chemin tracé, le chemin de la réadaptation.

Cette brochure se veut le témoignage de chemins de vie exemplaires, nous donnant une immense leçon de courage et de ténacité, nous permettant d'avancer sur le plan individuel et humain.

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2. 1980 à 2009
1980, cette année-là... M. Rémy Zuchuat, directeur de l'ancien office régional AI du Valais, en collaboration avec le Kiwanis Club, eut l'idée de mettre sur pied le prix de la réadaptation professionnelle, afin de donner une image positive de l'AI et valoriser des personnes dont la réadaptation a été particulièrement méritoire.

Au fil des années, un prix récompensant un employeur acquis à la cause de la réadaptation est venu s'ajouter au précédent, ainsi qu'un prix spécial pour une action originale en faveur de personnes atteintes dans leur santé.

Cette manifestation, M. Zuchuat l'a voulue intégrée à l'économie, d'où ce « mariage » avec la Foire du Valais et le début de longues années de fidélité. Il fut un précurseur, car qui, à l'époque, aurait eu l'idée de faire du marketing en faveur de la réinsertion ? Aujourd'hui, cela paraît une évidence. Le sens et le but de notre cérémonie sont restés les mêmes au fil des années.

L'Office cantonal AI est particulièrement fier de pouvoir mettre en évidence, par l'intermédiaire de cette cérémonie, la responsabilité sociale des entreprises, l'excellent climat de collaboration avec les partenaires interinstitutionnels et surtout le mérite et les efforts accomplis par des personnes en vue de se réinsérer.

A l'occasion de ce jubilé, nous sommes fiers de nous retourner et de contempler le chemin parcouru.

Depuis bientôt 50 ans et parallèlement aux autres prestations de l'AI, les mesures de réadaptation existent et leur mise en œuvre prime l'examen du droit à la rente : orientation professionnelle, formations initiales pour les plus jeunes, reclassements professionnels pour les adultes, aide au placement et depuis plus récemment, avec l'entrée en vigueur de la 5ème révision AI, détection précoce, intervention précoce, mesures de réinsertion. De nombreuses prestations sont à disposition pour soutenir la personne atteinte dans sa santé qui voit ses choix professionnels restreints.

L'on parle peu de l'épreuve que peut représenter pour une personne l'obligation de renoncer, pour des raisons de santé à une activité appréciée : le deuil de l'intégrité physique ou psychique s'ajoute souvent au deuil de l'identité professionnelle. Fréquemment, tout l'équilibre de la famille est touché et chacun doit rechercher une nouvelle stabilité dans cette situation de changement débouchant sur de nombreuses inconnues et potentiellement source d'inquiétude.

Dans cette délicate phase de changement, le service de réadaptation a toujours joué un rôle essentiel. Ses collaborateurs accompagnent les personnes au bénéfice de mesures professionnelles dans leur cheminement, leurs réflexions et leurs décisions. Un projet est ébauché, mis en œuvre et suivi jusqu'à son terme.

Le chemin n'est pas toujours aisé et les moments de découragement peuvent succéder aux moments de satisfaction, jusqu'à ce que la personne atteigne son objectif professionnel. Chaque histoire est unique, chaque rencontre particulière. Et chacun des collaborateurs du service de réadaptation a eu l'occasion d'assister à de magnifiques exploits dans le cadre de sa fonction.

Nous remercions toutes les personnes que nous avons eu la chance de côtoyer au fil de ces années et dont les exemples de courage, de ténacité, de volonté nous ont permis d'avancer dans notre mission.

Employé - employeur - assurances : les trois piliers de la réadaptation !
C'est cette triade qui est garante de la réussite d'un processus de réadaptation et nous le vérifions au quotidien.

Et pour ces 30 prochaines années... Nous comptons sur l'engagement de chacun pour poursuivre notre mission et pouvoir pendant longtemps encore, témoigner, par l'intermédiaire de cette cérémonie des prix de la réadaptation, de magnifiques parcours effectués par des personnes, en vue de se réinsérer.

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3. 23 ans de collaboration (Ottmar D’Andrès et Olivier Fournier)
Le 18 septembre 1976, M. Fournier est victime d'un accident de la circulation. Suite à cet événement, il est atteint d'une tétraplégie. A cette époque il est au bénéfice d'une formation de mécanicien auto et œuvre dans cette activité. M. Fournier ne pouvant plus pratiquer son métier, il effectue un reclassement dans le domaine commercial. En 1978, il termine ses deux ans d'études à l'école de commerce Montani. En 1980, il obtient un CFC d'employé de commerce et en 1985 un brevet fédéral de comptable. Le 8 octobre 1980, M. Fournier est l'un des 3 premiers lauréats du prix de la réadaptation.

M. Fournier, quels souvenirs gardez- vous de cette journée ?
Ce fut un agréable moment. J'ai éprouvé un peu de fierté. J'ai beaucoup apprécié le fait que le Directeur de l'entreprise qui m'employait, M. Raymond Nellen aujourd'hui décédé, soit présent lors de la remise de ce prix.

Qu'est-ce qui a facilité votre reclassement ?
Le point important a été le choix de la profession que je désirais apprendre, en regard de mon handicap physique. Je devais faire le deuil de l'exercice d'une profession manuelle. En effet, j'étais mécanicien auto au moment de la survenance de l'accident. J'ai eu la chance d'arriver à m'auto-persuader d'entamer une profession dans le domaine commercial.

De nombreuses personnes doivent débuter un reclassement. Si vous deviez leur donner un conseil, quel serait-il ?
A mon avis, ce qui est le plus important, c'est de trouver la force nécessaire permettant de rétablir la situation au moment où le handicap survient. Il ne s'agit pas d'établir l'inventaire de ce qu'il n'est plus possible de réaliser, mais de déterminer ce que l'on peut faire en regard des difficultés physiques

Et quel conseil, donneriez-vous à l'entreprise formatrice ?
A l'évidence, il est primordial de bien évaluer les capacités de la personne qui doit être formée. Il est également très important de déterminer les adaptations nécessaires à porter à la place de travail.

Quels conseils donner à un employeur qui souhaite engager une personne avec une atteinte à la santé ?
Je demeure persuadé que lorsque la confiance d'un entrepreneur est accordée à une personne qui doit assumer un reclassement, l'engagement de ladite personne est à la mesure de la confiance accordée.

Le garage '' le Parc D'Andrès SA '' à Sierre est une entreprise familiale active depuis 1961 dans le domaine de l'automobile. M. Fournier Olivier y a effectué son apprentissage et y travaille comme mécanicien au moment de son accident, en 1976. Depuis 1986, il est employé auprès de ce garage en qualité de comptable.

M. D’Andrès, en 1986, comment s'est passée l'intégration de M. Fournier dans votre entreprise ?
Cette intégration s'est passée parfaitement.

Comment a réagi votre personnel à cet engagement ?
La réaction du personnel a été positive. Tout s’est passé comme si Olivier n'avait aucun handicap.

Quels sont les avantages pour une entreprise à engager une personne avec un handicap ?
Je crois que ce sont avant tout des avantages d'ordre humain et psychologique. Olivier est certainement un exemple de courage, de volonté, de ténacité. C'est également la preuve qu'une entreprise est capable de donner sa chance à une personne qui a un vécu différent et que ses collaborateurs s'adaptent aux exigences qu'occasionne ce handicap.

Si vous deviez résumer votre collaboration avec M. Fournier en une phrase, quelle serait-elle ?
Cette collaboration est fructueuse et je souhaite qu'elle dure.

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4. Ne laissez pas passer votre chance (Michel Luy)
M. Luy obtient son CFC de serrurier en 1969. En 1974, lors d'un contrôle de soudure au laser, il se brûle les yeux. Victime d'une dégénérescence rétinienne il doit abandonner son activité de serrurier. En 1985, il débute une formation de Kinésithérapie à Paris, car en Suisse une école de ce type pour personnes malvoyantes n'existe pas en langue française. Au préalable, il effectue une année de cours de remise à niveau en vue d'obtenir le bac scientifique, prérequis pour commencer l'école. En 1989, sa formation terminée, il est engagé à la FOVAHM comme psychomotricien. Il travaille actuellement comme physiothérapeute indépendant. Le 4 octobre 1990, M. Luy reçoit le prix de la réadaptation.

M. Luy, quels souvenirs gardez- vous de cette journée ?
Je garde de cette journée le souvenir d'une grande fierté et de beaucoup de reconnaissance envers tous ceux qui m'ont fait confiance : l'équipe de l'Office de réadaptation d'abord, sans qui, cette expérience n'aurait pas pu être possible et envers ma famille pour tous les sacrifices auxquels elle a consenti pour m'accompagner dans cette aventure.

Quels ont été les moments les plus difficiles à affronter dans votre reclassement ? Qu'est-ce qui a facilité votre reclassement ?
Les moments les plus durs ont été les premiers jours à Paris, où je ne connaissais personne et où les cours de rattrapage pour obtenir le bac scientifique en une année me semblaient être donnés en chinois, car je n'avais jamais fait ni chimie, ni physique et encore moins de biologie. J'ai bien failli abandonner dès le début. J'ai eu beaucoup de peine à quitter ma famille, mes amis et ma vie d'ouvrier, pour me retrouver à 35 ans sur des bancs d'école, uniquement entouré de personnes handicapées visuelles qui me rappelaient à chaque seconde mon propre handicap que je tentais vainement par tous les moyens d'oublier depuis des années. Heureusement, le soutien de M. Midaly et son équipe, les encouragements de mon épouse et son aide, le regard de mes filles, les cours d'appui organisés tous les samedis, m'ont permis de ne pas craquer. Mon caractère fier et têtu, pour ne pas dire entêté m'a aussi aidé. De plus, étant le premier valaisan à pouvoir profiter d'un reclassement hors de Suisse, je me faisais un devoir de mériter cette chance.

De nombreuses personnes doivent débuter un reclassement. Si vous deviez leur donner un conseil, quel serait-il ?
Ne pas laisser passer sa chance. Le travail est un ciment social important et permet de montrer que ce monde doit se construire avec tous ses habitants. Handicapés ou non, nous avons notre place et c'est à nous d'en convaincre les autres.

Je conseille de saisir toutes les occasions qui sont offertes afin d'apporter sa contribution à la société, et ainsi de pouvoir garder sa dignité, plutôt que d'affronter les regards méfiants ou carrément accusateurs de tous ceux qui traitent de profiteurs les personnes qui touchent une maigre rente qui leur permet tout juste de survivre.

Et quel conseil, donneriez-vous à l'entreprise formatrice ?
Aménager des postes de travail pour des personnes handicapées est bien entendu nécessaire, et bien faire le bilan des compétences et des limites de la personne qu'ils désirent engager. On pourrait de cette manière éviter bien des désillusions de part et d'autre.

Quels conseils donner à un employeur qui souhaite engager une personne avec une atteinte la santé ?
Prendre conscience que la personne handicapée n'est ni un monstre, ni un "pauvre diable" qu'il faut ménager. Avoir pour elle les mêmes exigences qu'envers les autres employés et surtout ne pas utiliser un ton condescendant. Il n'est rien de plus dégradant pour l'image de soi que de recevoir l'aumône ou la pitié.

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5. Mon conseil c'est d'y croire (Catherine Besse)
Suite à des difficultés de santé, Mme Catherine Besse a entrepris une formation pratique d'employée de commerce auprès des Services Industriels de la Commune de Bagnes (SIB) en septembre 2001. Le reclassement professionnel a été achevé en septembre 2003, et couronné par une reconnaissance institutionnelle. Elle a été immédiatement engagée comme employée de commerce auxiliaire par les SIB et y travaille aujourd'hui à 50%, sous la houlette de M. André Besson. Mme Fabiola Sallahi, responsable du secrétariat, a joué un rôle majeur dans cette aventure. Mme Catherine Besse a reçu le prix de la réadaptation 2004. Notons que la Commune de Bagnes, en tant qu'employeur, avait reçu le prix de l'employeur en 1999 par son président d'alors, M. Guy Vaudan.

Mme Besse, quels souvenirs gardez-vous de cette journée d'octobre 2004 où vous avez reçu le prix de la réadaptation professionnelle ?
Un souvenir brillant, fort ! Je n'avais pas l'impression d'avoir fait quelque chose d'extraordinaire, et recevoir ce prix me permettait de remercier toutes les personnes qui m’avaient soutenue et encouragée, car tout n'est pas arrivé uniquement grâce à moi. C'était très émouvant. Au niveau personnel, j'ai éprouvé une grande satisfaction. J'étais contente d'être arrivée, d'avoir réussi, c'était un plus, je voyais mieux l’avenir et retrouvais une certaine confiance en moi.

Qu'est-ce qui a facilité votre reclassement ? Y a-t-il eu des moments de découragement, et si oui, pour quelles raisons ?
Ce qui a facilité mon reclassement, c'est que l'on m'a aidée à rechercher des pistes, on m'a donné des clefs pour réfléchir à une reconversion. J'ai ainsi osé solliciter un stage à la Commune de Bagnes et cette mise en situation a été importante. Après cela, j’ai appris que les SIB recherchaient quelqu’un ; j’y ai effectué un autre stage et à ma grande surprise, on a été content de moi ! J'ai ainsi eu droit à une formation, avec ce but de la validation d'acquis, qui a été un grand moteur. Pour ce qui est du découragement, je l'ai connu avant de commencer ma formation, mais je voulais à tout prix me battre pour assurer un avenir meilleur à mes enfants. En tant que mère je désirais aussi leur montrer que dans la vie, rien n’est acquis. Pendant ma formation, je n’ai pas connu de découragement, mais des doutes, et dans ces moments d’incertitude, Mme Sallahi a toujours été là pour moi.

De nombreuses personnes doivent débuter un reclassement. Quel conseil leur donneriez-vous ?
D'y croire ! De croire en soi et d'espérer que quelqu'un vous donne une chance.

Et le même conseil, mais à un employeur hésitant à prendre quelqu'un en formation ?
Il faut y aller, il faut engager cette personne et l'encourager, travailler avec elle, lui donner sa chance. Une personne qui souffre dans son corps a beaucoup à apporter à une entreprise. Elle va faire son maximum parce qu'elle a l'habitude de se battre. Ça peut apporter un plus.

M. Besson, en tant que Directeur des SIB, qu'est-ce qui vous a amené à collaborer avec l'Office AI ?
Lorsque l'on dirige un service communal, qui plus est d'une grande commune, on se doit de prendre ce rôle, sinon c'est triste ! La peur de baisser des critères d'efficacité en engageant une personne qui a des problèmes de santé ne doit pas entrer en ligne de compte, on ne peut pas accepter cette logique.

D'autres personnes présentant un problème de santé ont-elles effectué un reclassement ou une formation de base auprès des SIB ?
Bien sûr. Pour au moins trois personnes, nous avons trouvé des solutions internes. Un bûcheron est devenu magasinier par une formation pratique sur le tas, un autre a été formé et affecté au service des cours d'eau, un autre a obtenu le CFC d'électricien de réseau puis le brevet fédéral de contremaître. Une quatrième personne, un mécanicien venu de l'extérieur à notre entreprise, a pu faire le CFC de logisticien. Et d'autres personnes occupent des emplois quelque peu protégés.

Quel est l’avantage à engager une personne dans le cadre d'un reclassement ?
Même sans parler d'avantage, c'est un devoir de patron. Si une entreprise a une bonne structure et si un poste de travail, c'est à dire l'équipement pour le faire, existe, elle doit le faire. Même s'il n'y a pas d'engagement à terme, prendre quelqu'un en formation si on a la structure qui le permet, c'est la moindre des choses. Ne l'oublions pas, la formation pratique est économiquement neutre pour l’employeur. Il y a eu des reclassements chez nous et il y en aura encore.

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6. Une fonction sociale à assumer (Jean-Pierre Bringhen, Bringhen SA)
M. Jean-Pierre Bringhen est le directeur du groupe Bringhen qui est actif dans tous les domaines des matériaux de construction, du bois, carrelage, appareils sanitaires et cuisines. En 2003, l'entreprise Bringhen a obtenu le prix employeur dans le cadre de la remise des prix de la réadaptation.

Combien de personnes, avec un handicap de santé oeuvrent dans votre société ?
Nous avons constamment entre 1 et 3 personnes qui sont en reclassement professionnel. Dans l'ensemble cela fait bien entre 30 et 40 personnes qui ont enrichi notre entreprise durant les 50 dernières années. Elles étaient de tous âges avec des handicaps très variés.

Comment s'est passé leur intégration dans votre entreprise ?
Pour atteindre le succès il faut absolument établir un programme de formation strict et bien encadrer la personne concernée. Changer de profession et se retrouver dans un nouveau cadre dans lequel elle se sentira automatiquement sous pression, rend l'intégration de la personne en reclassement toujours un peu plus difficile. Pour cette raison il est également très important d'être constamment en contact avec le responsable du suivi de l'office AI.

Qu'ont- elles amené à votre groupe ?
Elles ont toutes été de très bons exemples de volonté avec tous les hauts et les bas que peuvent traverser des personnes qui ont dû se relever. Leur apport au niveau de leur expérience antérieure est très précieux pour une entreprise, donc un plus non négligeable.

Pour conclure...
Il faut tenter cette « expérience » tout en étant conscient que l'arrivée d'une personne qui est en reclassement demande un effort particulier, donc une préparation appropriée.

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7. Un bilan humain sans précédent (Emmanuel Ziehli, Conchita-Plus)
Prix de l'employeur 2009

Emmanuel Ziehli est fondateur et directeur de Conchita-Plus, entreprise spécialisée dans les services Internet. Cette année, l'entreprise Conchita-Plus obtient le prix employeur dans le cadre de la remise des prix de la réadaptation.

M. Ziehli qu'est-ce qui vous a conduit à collaborer avec notre office ?
En juillet 2004, la maman de Sarjan Ballestraz m'adressait une demande de stage en entreprise afin d'évaluer le potentiel concret de son fils. Ce premier stage a eu lieu dans le courant de l'automne qui a suivi. J'ai ensuite rendu visite à l'école pour aveugles qu'il fréquentait à Bâle, afin de juger du programme dispensé aux élèves. Dès qu'une décision positive eut été prise, l'Office AI a été contacté et une première séance a été organisée avec pour objectif la constitution d'un réseau de personnes aptes à encadrer notre nouvel apprenant . Ce réseau d'intervenants s'est réuni tout au long des 3 années d'apprentissage de Sarjan. Il aura été un soutien sans failles et l'une des pièces constitutives du succès qui a couronné cet apprentissage.

Qu'a amené Sarjan à votre entreprise ?
Nous avons bénéficié de son handicap de la vue et notamment les logiciels d'aide à la lecture pour tester et optimiser les sites Internet que nous réalisons, dans une optique d'accessibilité aux aveugles et malvoyants. Les jugements de Sarjan sur nos réalisations étaient parfois sans compromis, ils nous ont permis de progresser dans ce domaine. Sarjan s'est démarqué par une grande motivation, la volonté d'apprendre, de se surpasser et de réussir. Et cela aura été pour moi, plus personnellement, un exemple à suivre.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Un bilan économique satisfaisant doublé d'un bilan humain sans précédent devrait convaincre n'importe quel employeur de la pertinence de former ou d'engager une personne en situation de handicap.

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8. Prix 2009
8.1. Après une longue carrière d'employé postal, plusieurs changements de postes en raison d'une santé défaillante, M. Camille-Gérard Gaspoz a avancé pas à pas sur le chemin d'une nouvelle carrière professionnelle. Annoncé auprès de notre assurance en 2006, il a retrouvé une situation professionnelle adaptée, à 51 ans. Différentes démarches et stages l'ont orienté vers une formation pratique dans la conciergerie auprès de la Ville de Sierre, parallèlement à un enseignement théorique. Après un long cursus de formation terminé en janvier 2009, M. Gaspoz a trouvé, tel le facteur Cheval, son « palais idéal », par le biais d'un engagement à la Ville de Sierre pour un poste à 80 % de responsable technique de la patinoire de Graben.

8.2. Avoir une formation de boulanger et œuvrer durant des années dans le monde du pain, souffrir d'un problème visuel empêchant le travail de nuit, être passionné par le secteur alimentaire, se réadapter dans le domaine de la cuisine et du service traiteur permettant une activité de jour, voilà le parcours effectué par M. Frédéric Dalmolin. Grâce à la chance qui lui a été donnée par la Migros et moyennant une période de formation, il a, à 38 ans, décroché un nouvel engagement et est apprécié par l'équipe qui l'a accueilli dans son service.

8.3. Une maladie sévère l'empêchant de poursuivre son travail d'opérateur en chimie, avec responsabilité de chef d'équipe, M. David Jacquemoud doit envisager l'avenir sans travaux lourds ni sollicitations de son bras. Grâce à son employeur, Tamoil, qui lui offre l'opportunité de se réadapter à l'interne, et malgré une rechute, il élargit ses connaissances, lui permettant à l'avenir de travailler comme organisateur des équipes, responsable du planning et coordinateur de la formation continue. Dès début 2009, un nouveau contrat de travail à 50 % est établi. Ultime pied-de-nez à la maladie : la joie d'être papa !

8.4. Proposée dès 2000 par Sport Handicap Sierre, la pratique du ski assis est devenue accessible aux personnes fortement handicapées, grâce à deux types d'engins : le tandemski et le dualski. Les plaisirs de la glisse partagés par la personne handicapée et le pilote, en toute sécurité, dans l'environnement majestueux de nos alpes valaisannes sont source de sensations nouvelles. Echanges avec les autres skieurs, témoignages de sympathie, amitiés qui se nouent, participent largement à la valorisation des personnes et à leur intégration.

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Office cantonal AI du Valais
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